
Maux de tête en périménopause : quand les hormones semblent en cause

Pascaline GRAVE
Réflexologue · Marcq-en-Barœul
Des maux de tête qui ne ressemblent plus à avant
Vous aviez peut-être l'habitude d'un mal de tête occasionnel, après une journée chargée ou une mauvaise nuit. Puis, depuis quelques mois, quelque chose a changé : ils reviennent plus souvent, plus fort, parfois à des moments qui semblent suivre des cycles devenus imprévisibles.
Au cabinet, des femmes me décrivent ce changement avec beaucoup de perplexité. « Ce n'est plus comme avant », me disent-elles souvent.
Ce que l'on me décrit en séance
- une douleur qui pulse d'un seul côté, ou une sensation de casque qui serre
- des maux de tête au réveil ou en fin de journée
- une sensibilité à la lumière, au bruit ou aux odeurs
- des épisodes qui coïncident avec des nuits courtes, des bouffées de chaleur ou des règles irrégulières
- une fatigue qui s'installe, parfois une impression de brouillard dans la tête
Un quotidien qui s'organise autour de la douleur
Beaucoup de femmes finissent par anticiper la prochaine crise : annuler une sortie, limiter les écrans, rester au calme dès les premiers signes. Cette appréhension pèse parfois autant que la douleur elle-même.
Ce que vous ressentez est réel, et il mérite d'être écouté, sans minimisation ni dramatisation.
Ces changements sont fréquemment évoqués à cette période de la vie. Ils ne sont pourtant pas à considérer comme normaux par défaut : seul un professionnel de santé peut en rechercher l'origine.
Hormones et maux de tête : ce que l'on observe
Pendant la périménopause, les taux d'œstrogènes ne diminuent pas de façon régulière. Ils peuvent fluctuer nettement d'un cycle à l'autre. Ces variations sont souvent associées, dans les observations, à des changements dans les maux de tête, mais le mécanisme exact reste débattu et varie d'une personne à l'autre.
D'autres éléments peuvent aussi entrer en jeu : un sommeil perturbé, le stress, des tensions dans la nuque et les épaules, une hydratation insuffisante, la vue, la tension artérielle ou certains médicaments. C'est pourquoi je ne propose jamais d'explication unique.
Tenir un carnet pendant 2 à 3 mois
Cet outil simple aide ensuite le dialogue avec votre médecin ou votre gynécologue. Notez :
- la date et l'heure de chaque mal de tête
- son intensité, de 0 à 10
- le moment de votre cycle, si vous en avez encore un
- votre sommeil de la nuit précédente
- ce qui l'a précédé ou soulagé
Un exercice à essayer maintenant (3 minutes)
- Asseyez-vous, pieds à plat, dos soutenu, une main posée sur le ventre.
- Inspirez par le nez pendant 4 secondes.
- Expirez lentement par la bouche pendant 6 secondes, en laissant les épaules descendre.
- Répétez 8 fois.
- Faites ensuite 5 rotations lentes des épaules vers l'arrière.
- Inclinez doucement la tête d'un côté pendant 10 secondes, puis de l'autre, sans forcer.
Si une douleur apparaît ou augmente, arrêtez. Certaines personnes trouvent que ce temps de pause contribue à relâcher les tensions et à se sentir plus apaisées.
Ma place de réflexologue
Je ne pose aucun diagnostic et je ne remplace pas un suivi médical. En séance, je propose un temps de toucher sur les pieds, à votre rythme, dans un cadre calme. Je reste attentive à ce que vous me décrivez : vos tensions, votre sommeil, votre fatigue. Beaucoup de femmes y trouvent un moment de détente, en complément de leur suivi.
Quand consulter ?
Certaines situations demandent un avis médical sans attendre. Appelez le 15 ou rendez-vous aux urgences en cas de :
- mal de tête soudain, d'une intensité inhabituelle
- trouble de la vision, de la parole, faiblesse d'un côté du corps ou confusion
- fièvre avec raideur de la nuque
- douleur apparue après un choc à la tête
En dehors de l'urgence, il est recommandé de consulter votre médecin traitant ou votre gynécologue si vos maux de tête sont nouveaux, plus fréquents ou différents de ceux que vous connaissiez. C'est aussi le cas si vous prenez souvent des antidouleurs, ou si la douleur perturbe votre travail ou votre sommeil.
Si vous vous reconnaissez dans ce que je décris, que vous redoutez la prochaine crise ou que vous avez le sentiment de ne plus reconnaître votre corps, vous pouvez venir me rencontrer à Marcq-en-Barœul. Je vous accueille à votre rythme, pour un temps de détente et d'écoute, en complément du suivi médical qui reste indispensable pour comprendre l'origine de ces douleurs.



